Mes 10 gestes pour l’environnement #Earthday2018

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La nature a toujours été une immense source d’inspiration pour moi, ce n’est pas un secret pour vous qui visitez souvent ces pages. A tel point que les feuilles ont imposé leur omniprésence dans la boutique, là où j’avais prévu de les circonscrire à un évènement annuel. Et plus important encore qu’une esthétique : notre environnement (tout particulièrement forestier) m’inspire des histoires, des aventures, des vies. Il abrite tout simplement mon âme, et toute ma créativité –ce qui revient au même en vérité.
S’il y a bien deux choses qui me répugnent c’est le manque de cohérence, et la propension au cloisonnement, à compartimenter les sphères de sa vie. Ces défauts nous touchent tous à différents niveaux, et plus je vieillis plus ils m’agacent, et plus je leur fais la chasse dans ma propre maison. Si j’aime je n’exploite pas. Si j’aime, je ne détruis pas. Et je n’accepte pas plus qu’on le fasse avec mon argent. C’est si simple quand on voit les choses de cette façon ; tout ce qu’il reste alors à faire c’est d’agir en cohérence avec ses tripes.
Vous voyez où je veux en venir, n’est-ce pas ? Nous allons parler d’environnement.
Si en examinant vos tripes, vous vous dites que ce n’est pas un sujet qui vous intéresse plus que ça ; je vous invite cordialement à ne pas perdre votre temps à lire ce qui suit. Mais aussi à vous demander pourquoi vous suivez mon travail…

Le 22 avril dernier, a eu lieu la journée mondiale de la terre, et c’est somme toute assez logique pour moi d’écrire un article sur ce blog, pour parler bichonnage de nature et comment réaccorder ses violons la concernant. Je ne suis pas parfaite à cet égard, loin s’en faut. Pour certains aspects de ma vie, cette quête de cohérence a toujours été une évidence. Mais pour le sujet spécifique de mon rapport à la nature, j’y suis, bizarrement, venue plus tard, et par paliers. J’ai lutté pour nettoyer mon quotidien de certaines choses, tout en maintenant des comportements… par ignorance ou par aveuglement… Finalement, je pense que décider de devenir végétarienne, il y a deux ans, faire face à cette énorme incohérence là, m’a placé sur un axe d’accélération : Je veux faire plus. Je ne ferais pas parfait, mais plus, ça je peux. Cela prendra du temps, de l’organisation, et surement un peu plus d’argent ; mais l’aveuglement n’est plus une option.

Parallèlement à ma vie privée, le même principe s’applique à mon travail – d’où ma décision récente d’appliquer le don d’arbre par bijou toute l’année et non plus seulement pour le « Jour des bois ». Vous n’avez pas non plus idée du temps que je passe pour progressivement remplacer mes fournisseurs d’apprêts et de métaux en laiton. Voici la direction que prend la boutique : des arbres plantés toute l’année ; des métaux à terme tous sourcés éthiquement ; et d’autres choses dont je garde encore le secret…

Plus que cet état des lieux esquissé de mon rapport à l’écologie, je voudrais partager avec vous aujourd’hui dix choses intéressantes à mettre en place dans votre vie pour diminuer votre empreinte écologique et soutenir votre environnement. Ce sont quelques-unes des choses que nous faisons à la maison, en outre du tri sélectif. J’espère qu’elles vous inspireront :

1) Passer à un moteur de recherche écologique
La pollution du net n’est pas à négliger, elle représente presque 10% des émissions de gaz à effet de serre (les avions dans le ciel polluent moins. Même construire ces avions pollue moins que surfer sur internet et recevoir des mails parait-il.) Saviez-vous qu’il existe des moteurs de recherche qui reversent une grande partie de leurs bénéfices à des associations humanitaires ou écologique ? Comme par exemple Lilo, Ecogine, ou Ecosia (celui-là je l’aime bien parce qu’il plante des arbres. Je n’ai pas noté d’inconvénient de performance depuis que je l’utilise. ) N’oubliez pas de faire le changement également sur vos téléphones.

2) Vider vos boites e-mail
Voilà une chose qui était passée sous mon radar et dont un ami m’a parlé récemment. C’est pourtant logique quand on y pense. Pour chaque e-mail stocké, dix grammes de CO2 seraient générés par an (source). Il en va de même pour les systèmes cloud. Les serveurs qui stockent tout ça consomment énormément. Alors aussi fastidieuse que la tâche puisse paraitre, supprimer les mails lus, les pourriel, et vider sa poubelle, est important.

3) Laisser un espace sauvage non tondu, non désherbé, dans votre jardin.
Laissez y pousser orties, herbes, et fleurs des champs : non seulement c’est bucolique mais c’est aussi important pour la biodiversité. La plupart des « mauvaises herbes ou mauvaises fleurs » sont mellifères, elles sont même les premières sources de nourritures pour les insectes au sortir de l’hiver. Et puis c’est bon pour le sol et pour la petite faune qui s’y abrite des prédateurs. Un acte écolo passif qui ne vous coute rien. L’exploitation agricole (par l’utilisation massive de pesticides) tue suffisamment d’insectes, offrons leur des refuges dans nos jardins.

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Le papillon, cet insecte en voie de disparition…

4) Incorporer des repas végétariens dans votre alimentation
Peu importe votre opinion sur le zéro viande, manger végétarien de temps en temps est aussi bon pour la planète que pour votre santé. L’industrie de l’alimentation carnée est une des principales causes de pollution dans le monde, et quelques repas sans viande chaque semaine changeraient déjà beaucoup la donne si tout le monde le faisait.

5) Réhabiliter le bon vieux lavabo
Cela vous surprendra peut-être d’apprendre que je ne prends pas de douche tous les jours. Je sais que la plupart des gens trouvent ça inconcevable. Ils ont besoin de leur douche matinale pour se réveiller et se préparer. Ça fait partie du rituel. Mais est-ce bien nécessaire ? Je considère que mes coudes, mes genoux, mes tibias ou mon dos n’ont pas besoin d’être lavés tous les jours, et qu’une toilette succincte au lavabo suffit très bien. Si comme moi vous travaillez depuis chez vous (ou ne suez pas sang et eau à votre travail), pensez-vous vraiment que vous en avez besoin, surtout pendant l’automne et l’hiver ? (l’été c’est autre chose, je vous l’accorde)

6) Emporter de quoi ramasser des déchets lors de vos balades
Oui, ça s’apparente clairement à ramasser le caca des autres. Mais parfois, contrairement à l’expression, il ne s’agit pas seulement de se contenter de faire le ménage devant sa porte. Déjà, un sac pour remporter vos déchets lors des piqueniques en famille c’est cool pour les zones naturelles et pour les promeneurs qui passeront derrière vous, mais c’est aussi pratique pour ramasser les saloperies sur lesquelles vous tomberez vous-même. Les forêts n’ont pas de bras pour rejeter les canettes de bières à la tête des ivrognes qui les laissent trainer sur leur sol… Les forêts, les plages, les lits de rivières ont besoin de nous pour ça.

7) Fabriquer vos produits nettoyants avec des ingrédients simples et moins nocifs
Quand on voit la liste des pictogrammes danger au dos des bouteilles de détergeant, il y a de quoi flipper autant pour notre santé que pour l’environnement. Vous pouvez acheter des produits éco certifiés, mais vous pouvez aussi accueillir le vinaigre blanc, le bicarbonate alimentaire, et le savon noir dans votre vie.
Par exemple, je fais mon nettoyant multi-surface avec 1 part de vinaigre blanc pour 1 part 1/2 d’eau et quelques gouttes d’huiles essentielles purifiantes, désinfectantes et revigorantes (sauge sclarée, orange, ravintsare, lavande aspic etc.). J’y ajoute parfois en option une cuillère à café de liquide vaisselle écologique (ou de savon noir). C’est efficace, et ça sent tellement bon partout !

8) Consommer local et artisanal autant qu’il vous est possible
Alors je vous l’accorde, ça n’est pas souvent possible, en tous cas pas avec le salaire que je me verse. Je préfère consommer moins mais plus qualitatif, en tous cas (et ça je peux le faire souvent) ne pas encourager les sociétés qui ont une forte empreinte écologique (en plus de valeurs humaines douteuses). Et quand cela m’arrive par manque de choix ou par méconnaissance, j’essaye de compenser ailleurs. De manière générale, questionner votre consommation et là où vous placez votre argent est toujours une bonne chose car là réside votre pouvoir. On ne sera pas parfaits, mais c’est souvent une question d’équilibrer au mieux tout ça.

9) Penser aux filières de seconde main
Emmaüs, brocantes, friperies, ventes de produits vintage etc. Le problème écologique est aussi un problème de surconsommation et de culture du « neuf ».

10) Développer sa conscience en étant curieux.
Connaitre la place qu’on occupe dans le monde aide beaucoup à développer une conscience écologique, et à mieux vivre avec soit même. Savoir qui l’on est, au fond, connaitre nos limites, questionner nos choix, converser avec nos tripes de temps en temps. Et puis cultiver sa connaissance du monde naturel, la compréhension de son fonctionnement. Soyez curieux du monde naturel, il a tant à vous apprendre. Et, jusqu’à preuve du contraire, il garantit votre survie.

Voilà tout pour aujourd’hui. J’espère que cet article un peu annexe vous a plu ; qu’il vous a donné des idées de rituels à adopter, ou de sujets à creuser. Il y a encore beaucoup d’autres choses que l’on peut faire, ce ne sont que quelques exemples parmi ceux que je pratique. Et il y a aussi surement beaucoup de choses dont je n’ai pas encore conscience, ou de petites incohérences que je n’ai pas encore domptées ;)
N’hésitez pas à réagir à cet article ici ou sur les réseaux et à me partager vos propres rituels pour l’environnement.

lorliaswood_sauvage
Espace sauvage dans mon jardin

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